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Critiques

Les Comtois de Napoléon

La Franche-Comté a beaucoup donné à l'Empire, et pas seulement des militaires. UN ouvrage retrace " cent destins au service de l'Empire ".

Austerlitz, Iéna, Eylau, les bicentenaires se succèdent, offrant aux " Napoléonphiles " des jalons pour revivre les grandes heures de l'Empire. La Franche-Comté a donné bon nombre de soldats, officiers, colonels, généraux, administrateurs et savants à la Révolution, puis à Napoléon. A l'époque, la région ne représentait que 2,85% de la population française, mais fournit 5% des 2 248 généraux et amiraux. La Convention a établi le classement des départements quant à leur nombre de combattants volontaires rapportés aux habitants. Les trois départements comtois (le Territoire de Belfort n'en était pas encore) viennent en tête après la Seine. Dans l'ordre, Doubs, Jura, Haute-Saône.
L'engouement des Comtois pour la Révolution s'explique par le récent rattachement à la France, par l'humiliante annexion en 1674. Aucun passé affectif avec la monarchie, en revanche l'habitude de se lever contre l'envahisseur d'où qu'il vienne. Ce qu'ils feront avec une ardeur renouvelée lorsque la méritocratie remplaça les quartiers de noblesse.
Passages éphémères
Bonaparte n'a cependant guère fréquenté la Franche-Comté. Sous-lieutenant en garnison à Auxonne, il fait la fête à Pesmes. Rentrant de la campagne d'Egypte, il s'arrête aux Planches-en-Montagne. En route vers l'Italie, il passe à Champagnole, Morbier et Morez où le Premier Consul s'étonne du chaleureux accueil de la population. Il laisse une fille illégitime en Haute-Saône. Toutes traces de passages conservées précieusement dans les histoires locales.
Les auteurs de ces " Comtois de Napoléon " ont retracé le destin d'une centaine d'entre eux dans une conjoncture qui forçait au dépassement de soi. Exemples entre autres Bichat, Pasteur ou Cuvier ; d'Aboville, sénateur de Besançon, l'ancêtre du navigateur fou ; Charpillet, de Bucey-les-Gy, qui créa, après sa carrière, un cru célèbre, " Le Clos Charpillet ". Des portraits inconnus de Jouffroy ou Lecourbe. Et bien d'autres détails qui passionneront les amateurs et spécialistes.
En concluant : on ne s'étonnera pas que ce soit un Jurassien qui ait lancé à Waterloo : La garde meurt mais ne se rend pas ! " en écho au fameux " Comtois, rends-toi ; nenni, ma foi ".

Danielle Robert

L'EST RÉPUBLICAIN, novembre 2006


Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot, aux éditions Cabédita.

Auteur concerné :

Jean-Marie Thiébaud


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