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Articles de presse

De l'Europe au bicentenaire de la Révolution

En Joux, de grandes ambitions

Comme sous le Roi Soleil, le pont-levis du château de Joux s'est abaissé, mais entre les deux chaînes était tendu un ruban tricolore, un symbole qu'on ne connaissait pas à l'époque : seul anachronisme pour marquer l'inauguration d'un " monument " copie conforme de l'original.

Au-delà de l'événement ponctuel, le pont-levis restauré s'ouvrait devant une nouvelle ère pour Joux.

" Le château est le sommet et la figure de proue touristique de la région " affirmait le docteur Thiébaud, président du syndicat intercommunal qui, rassemblant Pontarlier et La Cluse-et-Mijoux, a en chargé le château, après avoir coupé le ruban de ce qui est la plus spectaculaire restauration effectuée depuis longtemps.

Un pont et des armoiries

Jusqu'à présent, l'action du Syndicat s'était portée sur la sauvegarde du château. " Une lutte permanente contre les outrages des ans et des végétaux " (contre lesquels s'acharnaient encore dernièrement dans les parois les gendarmes du peloton de montagne de mouthe), " mais cette lutte n'est pas un but suffisant.
" Notre défi est de restaurer et de donner vie à ce château qui sera sans doute le seul en France à présenter des systèmes défensifs du Moyen Âge au XIXe en état de marche.
" Il doit devenir un véritable musée d'architecture castrale à ciel ouvert ", précisait J.-M. Thiébaud, annonçant qu'un deuxième chantier, pour le second pont-levis serait ouvert à l'automne.
Autre restauration notoire, celle de la salle des armoiries, située au fond et à gauche de la cour d'honneur, dont le bâtiment sert de toile de fond aux spectacles des Nuits de Joux. Présentant un remarquable et impressionnant appareillage de poutres et un mur à colombage, elle abrite désormais les armoiries des familles de Joux, peintes par Lionel Sandoz, un spécialiste, originaire de Maîche, aujourd'hui installé dans le Midi.

Témoin de l'Europe et de la Révolution

Un témoin de l'histoire comme le château aura sa place dans les grands rendez-vous prochains que seront 1992 et le bicentenaire de la Révolution. C'est aussi l'ambition du Syndicat intercommunal. Son président a souligné la destinée européenne du château, qui fut suisse, espagnol, autrichien, suédois et français.
Il a rappelé son rôle pendant la Révolution, comme prison d'État, au même titre que la Bastille, et la présence dans ses geôles de Gabriel de Riquetti, autrement dit Mirabeau, de généraux chouans, de prêtres réfractaires… Le château n'a donc pas fini de s'affirmer comme "une seigneurie culturelle dont les vassaux sont les amateurs d'art et d'histoire".

L'EST RÉPUBLICAIN, août 1988

Auteur concerné :

Jean-Marie Thiébaud


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